mardi, septembre 26, 2017

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Les avantages

Conscient de la nécessité d’attirer des investisseurs pour développer son important potentiel minier et accroître significativement la contribution du secteur minier à la croissance de son économie,  le Gabon offre un cadre attractif et compétitif aux acteurs de l’industrie minière. 

Une stabilité politique et sociale reconnue

Reconnu internationalement pour sa stabilité politique, le Gabon joue depuis longtemps un rôle de médiateur sur la scène politique africaine et internationale. Signe de cette reconnaissance, le Gabon a été élu en 2010 membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU pour la troisième fois de son histoire. En 2012, il a également été élu membre du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. 

Depuis son élection en 2009, le Président Ali Bongo Ondimba a mené plusieurs réformes institutionnelles destinées à renforcer la stabilité des institutions et à promouvoir l’état de droit. Ses efforts ont été salués par la communauté internationale et la Fondation Mo Ibrahim a attribué au Gabon la 1ère place en Afrique centrale dans son classement sur la bonne gouvernance en Afrique. 

Pays à revenu intermédiaire avec un PIB par habitant de 11 400 USD, le Gabon est également en tête du développement social sur le continent. Il occupe la 1ère place en Afrique subsaharienne dans le classement de l'Indice de développement humain 2013 de l’ONU. 

Le meilleur risque pays de la sous-région

  • Risque pays : B.
  • Environnement des affaires : C.

Début 2013, le groupe COFACE a attribué au Gabon la meilleure évaluation de la zone CEMAC avec un niveau B pour le risque-pays, et un niveau C pour l’environnement des affaires. Il se classe ainsi dans le même groupe que l’Espagne ou l’Italie pour le risque-pays, et que l’Argentine ou la Géorgie pour l’environnement des affaires. L’inversion de la courbe d’endettement du pays grâce au remboursement anticipé en 2007 des créances détenues par le Club de Paris a contribué à réduire sensiblement le risque de défaut des entreprises.

Carte des risques pays : http://www.coface.fr/Etudes-economiques-et-risque-pays 

Cette évaluation positive du risque pays pour le Gabon a également été saluée en 2012 par l’agence de notation Fitch et en 2013 par l’agence Standard & Poor’s qui a réévalué à la hausse la notation du Gabon de « BB-/Négatif/B » à « BB-/Stable/B » saluant les réformes entreprises, la solidité du taux de croissance hors pétrole, la maîtrise de l’inflation et le faible taux d’endettement.  

Tableau comparatif des notations de crédit de pays subsahariens au 5 mars 2014

 

Note / Perspective par pays

 

FITCH

MOODY’S

STANDARD & POOR’S

ANGOLA

 

BB- / Positive

BA3 / Positive

BB- / Positive

CONGO (Republic of)

 

 

B3 / Stable

B- / Stable

GABON

 

BB- / Stable

 

BB- / Stable

GHANA

 

B / Stable

B1 / Négative

B / Négative

NIGERIA

 

BB- / Stable

BA3 / Stable

BB - / Stable

SENEGAL

 

 

B1 / Stable

B+ / Stable

SOUTH AFRICA

 

BBB / Stable

BAA1 / Négative

BBB / Négative

ZAMBIA

 

B / Stable

B1 / Stable

B+ / Négative

 Système de notation par agence

 L’ensemble de ces signaux positifs envoyés par le Gabon lui a permis en décembre 2013 de réaliser la plus importante levée de fonds jamais réalisée par un pays d’Afrique subsaharienne sur les marchés de capitaux internationaux : 1,5 milliard Usd d’obligations souveraines, avec un coupon de 6,375% de taux d’intérêt pour une maturité de 10 ans. En 2007, le Gabon avait déjà obtenu un montant d’un milliard Usd à un taux de 8,2%. 

Des infrastructures de qualité

Pour accompagner efficacement la diversification et l’industrialisation de son économie, le Gabon se dote d’infrastructures de qualité sur l’ensemble de son territoire. L’Etat a adopté un Schéma Directeur National d’Infrastructures (SDNI) avec un budget d’investissement de 21 milliards Usd jusqu’en 2026 en ciblant en priorité les transports et l’énergie. 

Sur la seule période 2012-2016, plus de 2 milliards Usd seront investis dans le rail ; 5,8 milliards Usd dans les routes ; 880 millions Usd dans les aéroports ; plus de 1 milliard dans les ports ; 550 millions Usd dans les télécoms et plus de 2,8 milliards Usd pour la production d’énergie. 

Les corridors de développement

Des corridors de développement reliant les principaux sites économiques en misant sur l’intermodalité des transports routes – rails – ports et une forte augmentation de la production d’énergie électrique créeront un environnement extrêmement compétitif pour l’industrie minière sur la chaîne de la production et de l’exportation. 

Axe central du Gabon traversant le pays d’est en ouest, le corridor Transgabonais est un corridor dédié aux industries minières, forestières et énergétiques. Il relie Franceville au port minéralier en eaux profondes d’Owendo près de Libreville et passe par les villes de Ndjolé, Booué, Lastoursville. L’ensemble des autres corridors y est rattaché et il comprend un lien transfrontalier avec le Congo. Il couvre 70 % de la population totale du Gabon et assure la totalité du transport de manganèse, la majorité du transport de grumes, ainsi que l’ouverture vers le gisement de fer de Belinga. 

La modernisation et la construction de ports

Enjeu majeur, les ports du Gabon assurent le transit de plus de 90% du trafic commercial. L’Etat a initié un vaste projet de modernisation et de construction de ports à la fois sur la façade atlantique et à l’intérieur des terres :

  • Modernisation et extension des ports d’Owendo (Libreville) et de Port-Gentil.
  • Construction d’un port sec à Port-Gentil.
  • Construction d’un port en eaux profondes à Mayumba (sud du Gabon) destiné à l’exportation de bois et de minerais. Un investissement de 360 millions de dollars est prévu dans le cadre d’un partenariat public-privé.
  • Construction d’un port minéralier à Port-Gentil.
  • Construction de 5 quais dans des bras de rivières.
  • Construction de ports fluviaux à Lambaréné et à Port Gentil.

L’extension du rail

Le réseau ferroviaire du Gabon est aujourd’hui principalement constitué par le Transgabonais qui joue un rôle économique vital en permettant le transport des minerais extraits dans les gisements de la région de Moanda jusqu’au port de Libreville. Un programme d’investissement est en cours d’étude pour le rénover et doubler sa capacité de transport. Des développements sont également à l’étude pour relier au Transgabonais d’autres sites miniers majeurs, dont celui de Belinga, et vers des ports en eaux profondes. 

Le plan mix énergétique

Accroître la production d’électricité de 373 MW actuellement à 1 200 MW en 2020 pour accompagner l’industrialisation de l’économie par une offre énergétique compétitive et durable grâce à l’hydroélectricité et au gaz naturel dont le Gabon est riche en ressources. Tel est l’objectif du plan mix énergétique. Plusieurs constructions de centrales hydrauliques et thermiques ont démarré ou sont à l’étude :

  • Barrage hydroélectrique du Grand Poubara, d’une capacité de 160 MW entré en production en 2013.
  • Centrale thermique d’Alénakiri (Libreville) alimentée au gaz naturel avec une capacité de 70 MW entrée en production en 2013.
  • Centrale thermique de Port-Gentil alimentée au gaz naturel avec une capacité de production de 105 MW qui devrait entrer en production en 2014.
  • Barrage hydroélectrique des Chutes de l’Impératrice à l’étude, avec un objectif de production de 42 MW.
  • Barrage hydroélectrique de Fé II à l’étude, avec un objectif de production de 36 MW.

Un cadre réglementaire attractif

S’inspirant des meilleures pratiques internationales, un nouveau code minier est en cours de finalisation en mettant l’accent sur :

  • L’exploration.
  • La constitution de partenariats long terme, avec une prise de participation de l’Etat.
  • L’industrialisation avec la valorisation locale des ressources naturelles.
  • La prise en compte de l’environnement et des communautés durant toute la vie du projet minier.

Les mesures phares pour les investisseurs comprennent :

  • Des procédures d’attribution simplifiées des permis de recherche.
  • Des avantages fiscaux et douaniers en phase d’exploration et de démarrage d’exploitation.
  • Une fiscalité adaptée à la complexité des projets.
  • La sécurisation des investissements avec une gestion transparente des titres.
  • La mise en place d’une convention type pour simplifier les démarches administratives.

Une main d’œuvre qualifiée

L’Etat investit dans la formation d’une main d’œuvre qualifiée pour accompagner l’industrialisation du secteur minier. La première pierre de l’Ecole des Mines et de la Métallurgie de Moanda a été posée en octobre 2012. Elle est créée dans le cadre d’un partenariat public-privé avec le groupe Eramet et bénéficie du soutien des Ecoles des Mines françaises. 

Scolarité
  • Etudiants recrutés à Bac+2 : deux semestres de formation pour un niveau de licence professionnelle/technicien supérieur.
  • Etudiants recrutés à Bac+4 : trois semestres de formation (deux semestres d’enseignement et un semestre de projet) pour un niveau de maîtrise professionnelle/ingénieur.
Spécialités enseignées
  • Géologie.
  • Mine.
  • Minéralurgie.
  • Hydrométallurgie.
  • Pyrométallurgie.
  • Environnement minier et développement durable inclus dans toutes les formations.

Les premières promotions seront diplômées en 2016 pour les techniciens et en 2017 pour les ingénieurs. 

Pour plus d’information sur l’environnement des affaires au Gabon : téléchargement dossier Gabon Espace Investisseurs