jeudi, juillet 27, 2017

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  • Maboumine
  • La SEM signe un partenariat avec Eramet pour développement d'un gisement polymétallique
  • Coopération technique et scientifique entre la SEM et la SOCUIPAMI
  • La SEM prend part au NYFA 2015
  • La SEM fête ses 4 ans
  • Dons de la SEM aux populations en milieu rural

GABON, SEM & ACTUALITES MINIERES

  1. Manganese
  2. Or
  3. Fer
  4. Zinc
  5. Nickel
  6. Barytine
  7. Diamant
  8. Plomb
  9. Phosphates
  10. Éléments du groupe

Le Gabon est actuellement le troisième producteur mondial de manganèse derrière l’Afrique du Sud et l’Australie. 95% de la production gabonaise sont destinés aux industries sidérurgiques. Les gisements sont majoritairement localisés dans le bassin francevillien d’âge protérozoique, dans le sud-est du pays.

 L’exploitation de la mine de Moanda, dans le sud-est du pays, assure près de 25% de la production mondiale. Ce gisement  exploité par le groupe Eramet dispose de  réserves estimées à plus de 150 millions de tonnes à une teneur moyenne voisine de 44%. Un complexe métallurgique ultramoderne, le Complexe Métallurgique de Moanda qui va produire du silicomanganèse et du manganèse métal, y est actuellement en cours de construction. 

Plus de 350 occurrences sont répertoriées à travers le Gabon, principalement dans les terrains archéens. L’exploitation de placers s’est faite essentiellement de manière artisanale depuis les années 30 jusqu’à aujourd’hui.

Il existe de nombreux gisements alluvionnaires à haute teneur et peu de gisements primaires ont jusqu’ici été découverts ou mis en exploitation.

  • Or primaire: Le principal gisement est celui de Bakoudou situé dans le sud-est du Gabon, exploité par le groupe Managem. La production a commencé en 2012 avec une première production de 20 500 onces. Les réserves sont estimées à 280 000 onces avec un potentiel important pour les augmenter.

 Dans la zone d’Eteke, des travaux d’exploration en cours permettent d’envisager jusqu’à 700 000 onces d’or...

Les réserves de fer du Gabon sont actuellement estimés à plus de 2 milliards de tonnes, en raison de la minerai titrant plus de 38%. Les principaux organes de minerai / dépôts existants sont:

Bélinga et les districts environnants: situé dans le nord-est du pays, ils contiennent 1 milliard de tonnes de minerai d'une teneur de plus de 60% avec un potentiel DSO qui s'élève à quelques centaines de millions de tonnes.
Dépôt Milingui: situé dans le sud-ouest, il a indiqué 126 millions de tonnes de ressources jusqu'ici
Lobi Lobi deposit: situé dans le sud-est du Gabon central, il contient environ 168 millions de tonnes de ressources. La note moyenne est d'environ 41% Fe.
Mounts M'bilan: ils sont situés dans le nord-ouest du Gabon et contiennent environ 200 millions de tonnes de ressources avec une teneur de 38 à 45% Fe...

Dépôt Pb-Zn dans Kroussou: situé à l'ouest du pays avec des réserves estimées à la fin de 1970 et jusqu'à 15 000 tonnes de minerai exploitable de plomb-zinc. En Kroussou, la minéralisation stratiforme est un type un lit diffusées et rouge. Il est distribué le long du contact avec la base du crétacé et rectiligne nord-sud. L'assemblage de minéraux comprend: la galène, pyrite, mélangé, barytine, entre autres éléments

La prospection de sulfure de nickel et PGM au Gabon est devenu plus intense avec les travaux menés par Southern Era et Lonmin en 2005-2007. Les indications découverts au Gabon semblent avoir de grandes similitudes avec celles du complexe de Bushveld en Afrique du Sud.

Le roches mafiques à ultramafiques (gabbro, norites et orthopyroxenites) de la séquence ignée Kinguélé coïncide avec l'environnement plus favorable à l'apparition de sulfure de Ni-Cu et PGM minéralisation enregistrée au Gabon...

Dépôt de Barytine dans Dourekiki: situé dans le sud de Kroussou, le dépôt est dit alluviale. Les ressources estimées entre les années 1960 et 1980 sont de 1,2 millions de tonnes à 46% BaSO4. Le minerai est fait de barytine à bandes massive sous forme de vacuoles formant blocs résiduels résultant d'une minéralisation primaire au cours du Crétacé inférieur. Le minerai se produit également sous forme de barytine secondaire chimiquement retravaillé...

L'exploration de diamants a connu un pic entre 1998 et 2003. De Beers et SouthernEra en particulier, ont permis de découvrir plusieurs kimberlites dans cinq districts dont Makongonio-Mbigou et Mitzic sont les plus importants. Diamants potentiels alluviales principalement faits de pierres précieuses est estimé à 160 000 carats...

Dépôt Pb-Zn dans Kroussou: situé à l'ouest du pays avec des réserves estimées à la fin de 1970 et jusqu'à 15 000 tonnes de minerai exploitable de plomb-zinc. En Kroussou, la minéralisation stratiforme est un type un lit diffusées et rouge. Il est distribué le long du contact avec la base du crétacé et rectiligne nord-sud. L'assemblage de minéraux comprend: la galène, pyrite, mélangé, barytine, entre autres éléments...

Les phosphates existant au Gabon

Magmatogenic, associée à la complexe alcalin de carbonatite de Mabounié, qui contient des phosphates et de niobium dans la connectivité. Ressources Phosphates sont environ 140 millions de tonnes P2O5 et au niobium métallique 24% des ressources sont estimées à 3 millions de tonnes de minerai à une teneur moyenne de 1,3% Nb2O5. Le projet pour l'exploitation du gisement est exploité par le groupe minier français Eramet. Il s'agit d'un gisement de classe mondiale. Le complexe alcalin de la Ngoutou, qui est situé à l'est du pays, a des caractéristiques similaires à celles du complexe de la Mabounié...

La prospection de sulfure de nickel et PGM au Gabon est devenu plus intense avec les travaux menés par Southern Era et Lonmin en 2005-2007. Les indications découverts au Gabon semblent avoir de grandes similitudes avec celles du complexe de Bushveld en Afrique du Sud.

Le roches mafiques à ultramafiques (gabbro, norites et orthopyroxenites) de la séquence ignée Kinguélé coïncide avec l'environnement plus favorable à l'apparition de sulfure de Ni-Cu et PGM minéralisation enregistrée au Gabon...

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Un des axes majeurs de la SEM consiste à organiser l’exploitation artisanale de l’or, un secteur à forts impacts économiques et sociaux, en mettant en œuvre les grands principes du Gabon Emergent. 

Un enjeu majeur

L’or est exploité au Gabon depuis le début du XXe siècle. Depuis 1937, il est estimé qu’au moins 40 tonnes d’or ont été extraites des divers sites d’orpaillage présents sur l’ensemble du territoire national. La grande partie de cette production provient du traitement de l’or alluvial. 

Le Ministère des Mines, présent sur les zones d’orpaillage pour effectuer l’achat de l’or extrait, recensait en 1990 plus de 1 500 orpailleurs et l’existence d’un système de contrebande vers le nord (Congo, Cameroun, etc.). Suite à l’épidémie d’Ebola en 1994 et à des attaques contre ses agents, le Ministère des Mines a été contraint d’abandonner cette politique. 

Ces dernières années, l’exploitation artisanale de l’or au Gabon se caractérisait par plusieurs défis majeurs :

  • Une exploitation et une commercialisation informelles, privant l’Etat et les populations gabonaises de tout bénéfice.
  • La carence de statistiques fiables du fait du non enregistrement des artisans et de l’absence d’analyses sur la production.
  • Des moyens et des méthodes d’exploitation rudimentaires limitant les niveaux de production.
  • D’importants problèmes sociaux et de santé dans les campements de mineurs (insécurité, prostitution, toxicomanie).
  • Des conflits entre les orpailleurs et les populations locales.
  • Des impacts négatifs sur l’environnement du fait d’actes de braconnage.

 

Comptoir Gabonais de Collecte de l’Or

Dans la droite ligne de la stratégie du Gabon Emergent de valoriser au mieux l’exploitation de ses ressources naturelles au service de son développement économique, l’Etat a décidé de restructurer l’activité d’exploitation minière artisanale et d’en être l’acheteur exclusif au Gabon. 

La création par la SEM du Comptoir Gabonais de Collecte de l’Or (CGCO), filiale qu’elle détient à 100%, est le résultat de cette volonté. Le CGCO a pour but:

  • L’organisation de la collecte de l’or à travers le pays.
  • La gestion et le suivi de la filière or au Gabon, notamment via l’amélioration des conditions de travail des mineurs .

L’organisation de l’achat et de la collecte de l’or implique à terme de donner un statut à l’artisanat minier, de viser une autonomisation des artisans miniers, de renforcer leurs capacités et en faire de véritables acteurs de l’économie en créant une chaîne qui va de l’orpailleur à l’acheteur final, en passant par les intermédiaires. 

Le CGCO a débuté ses activités en 2013,  année durant laquelle il a collecté un volume total de 42,9 kg d’or en poudre et en pépites. La production a été revendue à la Caisse des Dépôts et Consignations du Gabon pour un chiffre d’affaires de 1,6 million Usd. Sur 2014, l’objectif est de doubler ce volume de collecte pour atteindre 100 kg. 

La restructuration de la filière artisanale de l’or

Le CGCO met progressivement en œuvre une politique de régulation et d’assistance technique sur les principales zones d’orpaillage avec l’objectif d’améliorer l’efficacité économique des mines artisanales pour le Gabon et les mineurs, d’améliorer les conditions de travail et de vie des mineurs, d’atténuer les impacts sur l’environnement. La SEM a initié plusieurs innovations pour faciliter cette restructuration. 

Régulation de l’achat de l’or artisanal

En plus de missions ponctuelles, le CGCO a lancé en 2013 une politique d’ouverture de comptoirs lui permettant à la fois de procéder à des achats d’or, de réguler le secteur par une présence constante et d’apporter une assistance technique aux mineurs. Deux premiers comptoirs ont été ouverts : l’un à Makokou dans l’ouest du Gabon, l’autre à Ndjolé dans le centre du pays. 

A terme, le maillage des zones d’orpaillage se fera via une structure comprenant :

  • Le centre de collecte, entité régionale qui supervise toutes les activités de collecte de l’or dans une région donnée.
  • Le comptoir d’achat d’or qui est une boutique d’achat d’or. Un centre de collecte peut en gérer plusieurs.
  • L’économat qui est un commerce dédié à l’assistance aux orpailleurs.
  • Des vendeurs indépendants qui sont des individus qui possèdent de l’or, souvent en échange d’une assistance aux orpailleurs, et qui désirent établir une relation avec les représentants de la SEM pour vendre leur or.

 

Le CGCO innove dans les NTIC

Le CGCO a créé la « Gold App », une application utilisant Android et qui permet d'assurer la traçabilité de la chaîne logistique de l'or, des sites d'extraction jusqu'au siège de la SEM. Elle permet également la création d'une base de données sur l'industrie minière de l'or.

Les agents CGCO sont équipés de smartphones sur lesquels ils enregistrent toutes les informations (quantité d'or, le prix et le lieu d'achat, etc.) au moment de la collecte.  

Régulation de la commercialisation de l’or artisanal

Deux autres innovations ont été mises en œuvre par le CGCO pour renforcer la transparence :

  • Procédure d’analyse systématique des échantillons. Cette procédure permet de constituer une carte nationale des teneurs en or.
  • Ouverture d’une fonderie pour la fabrication de lingots d’or brut marqués afin d’assurer une plus grande traçabilité.
Assistance technique aux orpailleurs

Déterminé à professionnaliser les activités minières artisanales et contribuer ainsi au développement social des mineurs, le CGCO a mis en place une assistance pour les orpailleurs :

  • La création d’économats pour leur apporter les vivres qui manquent cruellement sur certains sites et qui obligent  les orpailleurs à se lier à des commerçants, souvent à leur désavantage.
  • Une assistance technique pour améliorer le matériel et les méthodes d’exploitation.
  • L’établissement à terme de coopératives de mineurs d’or.
Protection de l’environnement

Deux partenariats ont été conclus pour limiter l’impact des activités artisanales sur l’environnement :

  • Un partenariat avec l’Agence Nationale des Parcs Nationaux pour lutter contre le braconnage et le commerce de la viande de brousse.
  • Un partenariat avec WWF pour échanger sur les meilleures pratiques et développer un système de certification de l’or artisanal gabonais.